Diabal est un village situé au bord du fleuve Sénégal de 1500 à 2000 habitants et dirigé par un chef de village qui dépend de l'arrondissement de N'Diawar et du département de Bakel.
A Diabal, le confort n'existe pas. Par exemple, Il n'existe pas de structure médicale digne de ce nom. Par conséquent, les habitants doivent parcourir 20 km environ pour accéder aux soins médicaux les plus élémentaires.
Les principaux secteurs économiques développés sont une agriculture rudimentaire à la "daba" , l'élevage et la pêche dont l'importance est en chute car le fleuve Sénégal s'appauvrit en poisson.
C'est principalement à la saison de pluie appelée hivernage que l'agriculture du "Diery" est possible par opposition à la culture de décrue du fleuve pour le "Walo".
La société sénégalaise est très paritaire. Les hommes et les femmes se partagent le travail.
Les travaux physiques sont réservés aux hommes tandis que les femmes s'occupent des tâches ménagères et de la gestion de la famille.
A Diabal, le système d'adduction d'eau potable dans les habitations et les installations électriques n'existent pas. Par conséquent, les villageoises puisent l'eau dans les puits souvent très éloignés de leurs habitations afin de subvenir aux besoins en eau potable de la population.
L'école du village ne satisfait ni les parents, ni les enfants car elle manque cruellement d'infrastructures et de moyens. Il n'y a notamment pas de banc ni de chaise pour permettre aux enfants d'étudier dans de bonnes conditions. Ainsi, les parents rechignent à envoyer leurs enfants à l'école et les élèves déjà scolarisés se découragent vite et abandonnent leur études.
De ce constat accablant, l'idée est née de créer notre association, composée des villageois eux mêmes et des ressortissants vivant à l'étranger.
La région est pauvre et ne bénéficie pas d'aides significatives de la part de l'Etat. C'est à la population, livrée à elle même, de s'organiser et de s'entraider afin d'assurer son niveau de vie.
C'est ainsi qu'ont été cernés les besoins qui sont :
- Créer une coopérative agricole et maraîchère pour les hommes et une autre pour les femmes en mettant à leur disposition des moulins à grains qui leur aideraient énormément à gagner plus de temps, à se consacrer davantage à l'éducation de leurs enfants. Ce qui, aux yeux de l'association, leur confèrera une dignité, une reconnaissance, une liberté et une participation à l'animation de la cité.
- Augmenter les infrastructures scolaires (salles de classe, bancs, chaises, cahiers etc...) afin que les enfants puissent avoir l'envie de se scolariser.
Le but est de leur faire sortir des coutumes néfastes de l'illétrisme, de leur permettre de s'épanouir en restant ouvert au monde et se préparer à l'évolution constante de leurs conditions de vie.